02 octobre 2006
Le poignets tailladés (à Camille)
Sectionne la nuit il ne reste rien que tes bras coupés....
la nuit est pleine de bras coupés,
les entailles aux poignets brandissent le ciel de mort.
Fluidité des marches qui coulent et entrainent mon pas avec elles vers l'oubli,
un gouffre s'ouvre à chaque seconde et chacune d'elles résonne comme le carillon du silence.
Règle de fer qui frappe les doigts un à un, le sexe s'ouvre en deux et laisse voir un crâne,
les yeux exorbités ne savent rien de moi-même,
le disque rayé s'emballe et défait la bobine de ta voix.
Ce que tu ne sais pas te devine,`
et ce que tu ne dis pas te rapproche de moi,
pas à pas sur le chemin de l'inconscient,
tu te rapproches et tu te dissous lentement.