06 octobre 2006
Camille
Corps cloué à ce rivage
ne laisse de l'ombre que le geste
ce que ta silhouette retient
sous ce soleil né de l'abîme.
Je te rencontre au fond du gouffre
issu de moi et qui m'enferme
et dans le ventre de la nuit
j'essuie d'un geste tout
tes traits.
La page où s'offre ton profil
dispense ainsi les seuls repères
que je connaisse à l'oubli.