IvandeMonbrison

Ivan de Monbrison poète et artiste

18 octobre 2006

La main

Chemin qui ne mène nulle part...là le visage se défigure....le miroir brisé renvoie le reflet où ne se trouvent que mes blessures.
Corps accroché au porte-manteau, ce qui reste écorché de la carcasse du corps détruit.
J'attends ta main qui se délie, le ciel reflète ma propre chute, au fond du puits où mon image gît à l'envers.
L'oeil perçoit l'indifférence de l'oeil qui voit sa propre cible, la fenêtre ouvre un double-fond où la momie parle tout bas.
Mots perçus plus que dits, le chuchotement d'un coeur qui bat scande le vide perçé de trous, la peau qui s'ouvre sur le ciel clair rameute une mer uniforme.
Le vent a ouvert nos volets, notre visage se tend comme une flêche tirée vers son centre, chaque trait se déforme vers la gravité de l'oubli. Cette attraction me tyrannise, le seuil élève sa propre porte, ton bras caresse ma poitrine, morceau de terre sème le feu.
De la statue sortie du sol nous ne trouverons que les débris.
L'enjeu d'être sans mourir, puis s'évanouir en soi-même et devenir désincarné.
Un lent réveil qui se conjugue au corps figé dans le métal;
après avoir été une fois;
serti de soi
le doigt coupé.

Posté par ivandemonbrison à 15:32 - Permalien [#]


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