IvandeMonbrison

Ivan de Monbrison poète et artiste

19 octobre 2006

Delirium

La semence aride du feu et la mort glaciale.
Le tronc coupé qui ne signifie que la blessure.
L'ombre du sang qui plane au dos du ciel se fracasse.
La terre boit mon sang.
La citadelle du désastre habite les contrées de l'oubli,
cette demeure sans porte ni fenêtre
c'est la prison où tu es enfermé
seul miroir solide qui attrape ton reflet,
tu te dissous dans la chair même de ta blessure
là où la lame du couteau a laissé son empreinte,
comme la signature de ta folie
ce que la plaie à vif nomme de désespoir;
le seul délire qui s'éprouve sans possible retour en arrière.
Sur ce lac dur comme du fer,
tu t'aventures, seul à seul,
isolé en toi-même par un mur vivant,
la chair de la pierre y remue comme ton corps même,
ton ombre cherche ton pas pour ne pas perdre ta trace,
sur ce chemin qui se déhanche
tout ondule et chavire;
dans ce rêve décousu, qui est sale, qui claque, et qui cingle;
mais ne donne rien à aimer.

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