30 novembre 2006
Au cimetière Montparnasse
petit film sur la tombe de mon père au cimetière Montparnasse avec un poème de Robert Desnos "Le zèbre" et puis des impressions de ma part.
Nuit marine
Cicatrice invisible du néant
mon corps est balloté et la nuit s'amollit,
ce sommeil qui rend l'être fragile
alors qu'il se noie dans ses rêves...
Hémorragie de la tête coupée et transplantée sur un autre,
celui qui git au fond de lui-même est dissout
par la chaleur de sa propre souffrance.
Les mots appellent les mots, les râles des mourants
s'effondrent sur eux-mêmes.
N'être rien, que le silence ému
des épaves dans la mer,
et voir à la surface flotter le pâle reflet d'un soleil infernal.
27 novembre 2006
Poème
poème d'Ivan de Monbrison datant du matin même de sa lecture à voix haute.
26 novembre 2006
dessin à l'huile et ciel
dessin à l'huile d'Ivan de Monbrison
Deux toiles
Les traces de pas s'effacent,
une ombre glisse sous mon bras
et l'articulation du drap
laisse retomber mon corps
de tout son poids
sans bruit
tout le long de la paroi lisse de la nuit
quand le ciel est trop noir
et que je dors
et que ne sais si je suis
ou bien vivant ou mort.
25 novembre 2006
A la fenêtre d'Ivan
La neige tombe
Et le ciel gris
Sur ma tête où le toit est pris
La nuit
Où ira l'ombre qui me suit
A qui est-elle
Une étoile ou une hirondelle
Au coin de la fenêtre
La lune
Et une femme brune
C'est là
Quelqu'un passe et ne me voit pas
Je regarde tourner la grille
Et le feu presque éteint qui brille
Pour moi seul
Mais là où je m'en vais il fait un froid mortel.
P
Pierre Revery extrait de "Sources du vent"
24 novembre 2006
Rouge est la couleur de tes yeux
Peinture à l'huile d'Ivan de Monbrison de 115x89 cm
23 novembre 2006
Rien....
J'ai traversé la rue en forme d'entonnoir,
les fenêtres ouvertes, les mains dilapidées,
cette silhouette retient le corps de s'écrouler
et dans chaque vitrine se polit un miroir.
Decouvre sans parler le livre des souvenirs,
cette mémoire déformée à l'intérieur de l'eau
où la mort allongée dans un ancien bateau
laisse place au passeur aveugle comme avant.
Il est tard et j'ai mal et mon corps est cassé,
ce qui reste de moi ressemble à un morceau
de métal oxydé par d'incessantes morsures
du temps et dont la nuit a achevé l'usure.
Il est tard et j'ai mal, et je reste aveugle
sur ce lit dont les draps sont cousus à ma peau,
la cendre est dans ma bouche, mes mains
couvertes de sang griffonnent sur les murs
des tableaux indécents.
Il est tard et j'ai mal, qui es tu dans le noir ?
Cette proie qui m'accable se massacre lentement,
le livre resté ouvert où les images s'effacent
laissent dans mon cerveau des blessures qui s'entassent.
Il est tard et j'ai mal, je ne pense plus à toi,
et pourtant dans le noir je ne vois que tes yeux
qui écrasent mon crâne de leur poid de métal.
Il est tard, il est tard...le soleil n'est plus là,
je ne suis qu'une momie bandelée de sa chair,
et où vas tu si tard ? Ne me laisse pas comme ça...
j'ai trop mal, j'ai si mal... alors que tu t'en vas.
22 novembre 2006
Le costume de la Mort
Vidéo d'une petite peinture et d'un bronze d'Ivan de Monbrison sur fond musical.
21 novembre 2006
Jeux Interdits (suite)
Vidéo d'un plâtre en cours d'exécution et d'une huile de petit format.